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Turquie : Série d’arrestations dans des médias d’opposition

kieLa police turque a procédé à l’arrestation dimanche 14 décembre, d’Ekrem Dumanli, le rédacteur en chef de l’un des principaux journaux du pays, Zaman, et 24 autres personnes dans treize villes du pays, d’après l’agence Anatolie. Ces arrestations marquent une montée de la lutte menée par le président Recep Tayyip Erdogan contre son grand adversaire, le prédicateur islamiste Fethullah Gülen, dont Zaman est un ami.

Le président de la chaine de télévision Samanyolu, proche de Zaman, a également été interpellé dimanche. La chaîne de télévision TRT Haber a parlé de l’arrestation de deux ex chefs de la police. En fait, les mandats d’arrêt ont été délivrés contre 32 personnes, accusées de « former un groupe pour essayer de commettre un attentat contre la souveraineté de l’Etat », a indiqué l’agence Anatolie.

Le chef du plus grand parti d’opposition laïque, le CHP, Kemal Kilicdaroglu, a traité le « gouvernement de putschiste. Un coup d’Etat est en cours contre la démocratie. » Mais pour le ministre de la santé, Mehmet Muezzinoglu, « ceux qui se sont mal conduits doivent payer ».

Pour l’Union européenne cette série d’attestations qui s’est déroulée ce dimanche ne correspond pas aux valeurs européennes car la Turquie voudrait rejoindre l’UE. Les Etats-Unis ont eux aussi incité la Turquie, leur alliée dans l’Otan, à respecter la liberté de la presse, l’indépendance de la justice et ses « fondations démocratiques ».

En fait, cette opération qui vient après celle qui avait été menée en juillet avait été annoncée depuis de nombreux jours.

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Les Philippins se protègent avant l’arrivée du typhon

Plusieurs Philippins s’abritaient vendredi dans des églises, des écoles et des gymnases pour se protéger contre le typhon Hagupit qui s’approche de l’archipel habituel des intempéries néfastes.

phonLa tempête qui serait la plus grave que connaitre les Philippines cette année pourrait s’abattre samedi ou dimanche sur les régions du centre-est de l’archipel ravagées depuis un an par le grand typhon Haiyan. Les agences de météo ont cependant émis des avis différents sur la trajectoire qu’il empruntera.

Les régions du centre-est n’ont pas encore oublié le super typhon Haiyan qui s’était abattu sur les Philippines le 8 novembre 2013, tuant plus de 7.350 morts. Créé dans l’océan Pacifique, Haiyan était accompagné des vents les plus forts jamais connu à terre et de hautes vagues qui ont détruit le littoral.

A Tacloban, l’une des villes qui a été la plus ravagées par Haiyan plusieurs personnes se sont mises à l’abri dans un gymnase vendredi. « Nous avons tiré les leçons avec Haiyan » a déclaré Rita Villadolid, 39 ans. « Tout le monde est apeuré ».

D’autres habitants se sont abrités dans des écoles et les églises, les bâtiments les plus résistants de la ville. Les personnes les plus riches se sont rendues à l’hôtel.

Selon l’agence météo nationale, Pagasa, le typhon devrait créer des vents soufflant à 215 km/h et des vagues gigantesques.

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Assemblée nationale : Thévenoud revient à l’hémicycle

thevL’ancien secrétaire d’Etat Thomas Thévenoud est revenu ce vendredi à l’Assemblée nationale pour la première fois depuis qu’il avait démissionné du gouvernement en début septembre pour des problèmes fiscaux. Le député de Saône-et-Loire, qui est désormais non-inscrit va prendre part au débat sur la résolution socialiste qui invite le gouvernement a reconnaitre l’Etat palestinien.

Dans un calme mais observé par tous, il a pris place à l’avant-dernier rang de l’hémicycle, assis parmi les non-inscrits. Il n’a été salué que le co-président du groupe écologiste, François de Rugy avant que la séance de s’ouvre. Suivant son retour progressif à l’Assemblée, Thomas Thévenoud qui ne fait plus partie du groupe PS, avait en mi-octobre prit part à une réunion de la commission du Développement durable dont il est maintenant membre.

En Mi-novembre, le provisoire secrétaire d’Etat au Commerce extérieur s’était expliqué au cours d’une rencontre de cette commission. Réunion au cours de laquelle, Olivier Falorni, le député membre des radicaux de gauche avait alors quitté la salle. Dès qu’il avait quitté le gouvernement, l’ex secrétaire avait repris automatiquement sa place de député qu’il n’a pas voulu abandonné malgré les critiques du ¨Premier Ministre, Manuel Valls et du Président de la République, François Hollande.